Plume Magicienne

Plume Magicienne
en pleine création

Plume Magicienne au salon "Art en Flandre" de Bailleul les 25 et 26 octobre 2014

Plume Magicienne au salon "Art en Flandre" de Bailleul, les 25 et 26 octobre 2014


La peinture chinoise traditionnelle « xieyi »

Calligraphie et peinture sont indissociables en Chine. D'ailleurs, dans la langue chinoise, "écrire" et "peindre" sont un seul et même mot. Un dicton chinois dit aussi que "peindre revient à écrire une image". L'art chinois est né à l'époque paléolithique. Les plus anciennes peintures à l'encre, sur soie, sont retrouvées dans des tombeaux du IIIème siècle av. J.C.
La peinture chinoise s'attache à la représentation de sujets traditionnels, regroupés en 3 grandes catégories: les portraits (Ren Wu), les paysages (Shan Shui), les fleurs et oiseaux (Hua Niao) qui regroupent en fait toutes les plantes et tous les animaux.
Durant la dynastie Song (960-1271) apparaît la peinture dite « des lettrés ». Il s'agit d'une association étroite de la peinture avec la calligraphie et la poésie. Deux styles majeurs de la peinture chinoise sont donc d'ores et déjà établis : le style libre et spontané des lettrés (Xieyi) et le style ancien, académique (Gongbi) qui s'attache à la précision des représentations et aux détails.
L'artiste, qui peint dans le style libre des lettrés, plus expressif, interprète la nature, plus qu'il ne la reproduit fidèlement : sa philosophie est de capturer l'esprit et l'émotion du sujet, son "idée". En effet Xie signifie « écrire » et Yi le « sens ». Un grand maître de la peinture chinoise, Zhang Daqian, disait que Xieyi indiquait le fait de dessiner l’essence des êtres.
La manière d'appliquer la couleur donne vie au modèle sur le papier, l'harmonie n'est pas seulement sur la feuille, elle est dans le geste tout entier. L’espace blanc toujours laissé par le peintre revêt une importance considérable. Cette surface blanche constitue la clef de voûte de l'œuvre, car ils créent un effet de profondeur. Le pinceau doit toujours être mouillé et imbibé selon un principe de dégradé : le plus foncé à la pointe et le plus en plus clair vers la base des poils. Le tracé ce fait en un seul geste. L’obtention des nuances dépend de la pression et de l’inclinaison du pinceau.
La peinture Xieyi se pratique habituellement à l’encre et sur du papier de riz Xuan Zhi ou sur soie, mais Plume Magicienne, sensible à un certain « divorce » entre l’art et le quotidien et convaincue qu’ils ne doivent pas constituer des univers séparés et étanches, a choisi de privilégier la mise en valeur des objets du quotidien. C’est pourquoi elle a choisi la porcelaine, matière éternelle, patrimoniale et support des activités journalières, matière, qui plus est, inventée par les chinois au Xème siècle de notre ère. Contribuer à joindre l’agréable à l’utile dans la vie de tous les jours est son but. Plume magicienne donne ainsi aux vases, plats, bols, plateaux et autres objets utilitaires, une vie artistique intrinsèquement liée à leur vie d’objets utiles et met en décor des objets de porcelaine, destinés à embellir la vie quotidienne pour "réconcilier" l'art et la vie.
Le motif, une fois peint sur l’objet de porcelaine, fait l’objet d’une cuisson au four.

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