Plume Magicienne

Plume Magicienne
en pleine création

l'histoire de la peinture sur porcelaine (suite 5)

La peinture sur porcelaine : un  peu d'histoire (épisode 6)

Plume Magicienne continue à vous raconter l'histoire de la peinture sur porcelaine et de la peinture "xieyi".

Après l'histoire chinoise de la porcelaine puis son histoire européenne, nous avons vu les débuts de la peinture sur porcelaine. Les techniques actuelles de peinture sur porcelaine sont multiples, se travaillent de plusieurs façon différentes et produisent des résultats très divers, nonobstant le style propre à chaque peintre. Plume Magicienne, quant à elle, exprime sa peinture sur porcelaine, sur verre et sur bois, dans le style de la peinture chinoise traditionnelle appelé style "xieyi".


Calligraphie et peinture sont indissociables en Chine. D'ailleurs, dans la langue chinoise, "écrire" et "peindre" sont un seul et même mot. Un dicton chinois dit aussi que "peindre revient à écrire une image".

La peinture chinoise est donc un poème muet, un art de peindre-écrire né il y a plus de 3000 ans.

Elle procède de techniques particulières, comme le mouvement du pinceau ou l'utilisation de l'encre, bien différentes de la peinture occidentale plus soucieuse des effets d'ombres et de lumière. La peinture classique occidentale tend en effet à représenter le monde et les objets d'un point de vue réaliste.
Bien que la peinture asiatique s'attache également à explorer le monde avec une grande précision, son but n'est pas de figurer fidèlement la réalité mais de permettre au spectateur de percevoir les mouvements que le calligraphe a imprimé à son pinceau.
A partir de quelques traits d'une grande sobriété, les artistes asiatiques font naître tout un univers doué d'une vie étonnante : montagnes, cascades, oiseaux, effets de brume..
Il s'agit pour l'artiste de représenter les idées essentielles, ainsi que ses émotions, sous une forme condensée. Pour cette raison, l'art de l'illusion et de la suggestion est prédominant.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'espace blanc laissé par le peintre revêt une importance considérable. Cette surface blanche ne relève pas d'une simple économie de papier, mais constitue au contraire la clef de voûte de l'oeuvre. Les espaces blancs prennent vie et créent un effet de profondeur.

Ainsi, la peinture chinoise amène l'artiste à "fusionner" avec son sujet. Cette philosophie, influencée par le Bouddhisme zen, recèle un énorme potentiel ; elle favorise l'expression personnelle dans toute sa plénitude. Le calligraphe, tel un musicien, pose ses notes de couleur sur le papier ; mais l'harmonie n'est pas seulement sur la feuille, elles est dans le geste tout entier.

source "calligraphie et peinture chinoise"

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