Plume Magicienne

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en pleine création

histoire de la peinture sur porcelaine (suite 4)

La peinture sur porcelaine : un  peu d'histoire (épisode 5)

Plume Magicienne continue à vous raconter l'histoire de la peinture sur porcelaine.

Après l'histoire chinoise de la porcelaine puis son histoire européenne, nous avons vu les débuts de la peinture sur porcelaine. Les techniques actuelles de peinture sur porcelaine sont multiples, se travaillent de plusieurs façon différentes et produisent des résultats très divers, nonobstant le style propre à chaque peintre. Plume Magicienne, quant à elle, exprime sa peinture sur porcelaine, sur verre et sur bois, dans le style de la peinture chinoise traditionnelle appelé style "xieyi".

L'art chinois est né à l'époque paléolithique.
Les plus anciennes peintures à l'encre, sur soie, sont retrouvées dans des tombeaux du IIIème siècle avant J.C.
Mais, après l'invention du papier à l'époque de la dynastie Han (206 av.J.C.-220 ap.J.C.), la calligraphie, la poésie, la peinture et la gravure des sceaux se développent considérablement durant plusieurs siècles.
La peinture s'attache à la représentation de sujets traditionnels, regroupés en 3 grandes catégories :
- les portraits (Ren Wu)
- les paysages (Shan Shui)
- les fleurs et oiseaux (Hua Niao) qui regroupent en fait toutes les plantes et tous les animaux.
Cette peinture connaît une maturation et un essor incroyables durant la dynastie Tang (618-907).
Elle se développe encore lors de la période des 5 dynasties (907-960), avant d'être à son apogée sous les deux dynasties Song (960-1271).
Il faut signaler l'influence de l'empereur Huizong (de son vrai nom Zhao Ji, 1082-1135) sur l'essor de la peinture. Il était le 11ème fils de l'empereur Shenzong mais n'avait aucune chance d'accéder au trône. Il était donc libre de s'adonner à sa passion pour les arts et devint expert en peinture et calligraphie. Le hasard voulut qu'il accède quand-même au trône, ce qui fût une catastrophe pour le pays, mais une bénédiction pour l'Art. En effet, il réorganise l'Académie Impériale des Beaux-Arts, fait venir de grands peintres et savants à la cour et fait installer des artistes dans la capitale.
L'empereur met alors l'accent sur 3 aspects de la peinture : le réalisme basé sur une observation approfondie de la nature, la copie des anciens Maîtres, et l'ajout d'éléments calligraphiques et poétiques aux peintures.
Durant cette dynastie Song apparaît aussi la "peinture des lettrés".
Il s'agit d'une association étroite de la peinture avec la calligraphie et la poésie. Le style, plus expressif, cherche à atteindre profondeur et simplicité à la fois. Il était pratiqué par les lettrés (d'où son nom) et les gens cultivés pour leur propre plaisir, sans préoccupation commerciale.
Petit à petit, la soie est délaissée au profit du papier.

Deux styles majeurs de la peinture chinoise sont donc d'ores et déjà établis : le style libre et spontané des lettrés (Xieyi) et le style ancien, académique (Gongbi), qui s'attache à la précision des représentations et aux détails.
L'artiste, qui choisit de peindre dans le style libre des lettrés, interprète la nature, plus qu'il ne la reproduit fidèlement ; sa philosophie est de capturer l'esprit et l'émotion du sujet, son "idée". La manière d'appliquer la couleur (la touche) influencée par la calligraphie, donne vie au modèle sur le papier : on peut parler du "ballet" du pinceau et de l'encre sur le papier.
Ce style de peinture est devenu très vite populaire ; il est la principale forme de peinture libre actuelle.
Après la période Song, le concept des Trois Excellences, (la peinture, la calligraphie et la poésie) se développe sous les dynasties Yuan (1271-1368), Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911).
Il sera courant d'y voir parfois un mélange des deux styles, lettré et académique. Ce mélange sera porté à sa plus belle expression au XXème siècle par Qi Baishi.

source : "brève histoire de la peinture chinoise"

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