Plume Magicienne

Plume Magicienne
en pleine création

histoire de la peinture sur porcelaine (suite 2)

La peinture sur porcelaine : un  peu d'histoire (épisode 3)

Plume Magicienne continue à vous raconter l'histoire de la peinture sur porcelaine, histoire indissociable de l'histoire de la porcelaine.

Après l'histoire chinoise de la porcelaine puis son histoire européenne, abordons les débuts de la peinture sur porcelaine. 

LA PEINTURE SUR PORCELAINE est également appelée troisième feu.
Le premier feu est la cuisson de la terre de porcelaine environ 1000°C. Le deuxième feu est la cuisson de l’émail à environ 1380°C.
Le troisième feu est la peinture sur porcelaine à environ 850°C.
C’est sur la porcelaine que sont nés les premiers décors polychromes à la fin du XVIIieme  siècle. Ce furent d’abord des imitations inspirées par les décors orientaux, chinois, japonais. L’évolution du décor sur porcelaine passa par plusieurs stades : la copie puis la libre interprétation de motifs chinois. La deuxième source d’imitation, après l’Orient, est le décor bleu des faïences françaises, notamment le Rouen, en effet, bon nombre de ces premières porcelaines  présentent des motifs en bleu et en blanc formé de lambrequins. Ceci  laissa rapidement la place à des motifs plus variés : branchages, fruits en relief, rocaille, personnages chinois.
Les productions de Saint-Cloud, Chantilly, Meissen en sont la preuve.
Les couleurs traditionnelles sur porcelaine étaient à  base de minéraux, ainsi, le chrome donnait une couleur verte, le manganèse donnait une couleur jaune ivoire, l’argent donnait un jaune acidulé, le cobalt donnait une couleur bleue, actuellement le bleu est pratiquement remplacé par des produits de synthèse.
Le bleu a été employé surtout dans les décorations de la vaisselle que  les Européens appréciaient tant !
L’émail pouvait être coloré lui en gris, en vert, en beige…Un émail très prisé porte même un nom : le céladon, il est gris-vert plus ou moins clair. Certaines manufactures ou régions développent des couleurs d'émail très spécifiques comme le magnifique bleu de four de Limoges.
André Cassius, chimiste allemand, découvrit aux alentours de 1670 le précipité d'or qui  donna la couleur pourpre sur porcelaine appelée depuis «  pourpre de Cassius ». Cette couleur fut exportée en Chine vers 1720 où elle permit la réalisaiton des porcelaines dites "de la famille rose" sous la dynastis des Qing. Ce pourpre était exclusivement réservé aux empereurs. Les lustres existent depuis des siècles, ils étaient utilisés sur la céramique depuis l’antiquité.

(document emprunté au site "la fleur de blé noir, association multiculturelle"

Aucun commentaire: