Plume Magicienne

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en pleine création

histoire de la peinture sur porcelaine (suite 1)

La peinture sur porcelaine : un  peu d'histoire (épisode 2)

Plume Magicienne continue à vous raconter l'histoire de la peinture sur porcelaine, histoire indissociable de l'histoire de la porcelaine.

Après l'histoire chinoise de la porcelaine, son histoire européenne. Pour pouvoir peindre sur porcelaine donc pour que la peinture sur porcelaine voie le jour, il faut qu'il y ait de la porcelaine !

Au XVIIe siècle, les français fabriquent cette porcelaine tendre, translucide, mais épaisse et lourde, elle n’a pas la dureté de la vraie porcelaine, un couteau peut la rayer, d’où son nom de « tendre ». C’est un mélange de marne calcaire blanche, sable, sel marin, colle et savon noir.
L’Europe souhaitant rivaliser avec la porcelaine orientale et son merveilleux émail translucide tant apprécié des rois, fait des recherches pour essayer d’imiter cette merveilleuse matière. On découvre tout d’abord la formule de la porcelaine tendre.
Les anglais inventent aussi une porcelaine tendre, à base de kaolin, de cornish stone (composé de feldspath, de kaolin et de quartz) et de cendre d’os. Plus la pâte contient de kaolin plus elle est opaque, plus elle contient de cendre d’os et de cornisch stone plus elle est translucide. Les Anglais continuent toujours de la fabriquer, vous le trouvez sous le nom de « bone china ».  
Elle se cuit plutôt comme de la faïence aux environs de 750°C. Si elle est cuite comme les autres porcelaines, cela peut abimer l'émail.                                     
C’est en 1709, à la cour d’Auguste, électeur de saxe et roi de Pologne, que Johann Friedrich Böttger en cherchant le secret de la » pierre philosophale »(comment transformer le plomb en or), trouva la formule de la porcelaine dure à base de kaolin et devint par la suite le fondateur de la manufacture de Meissen. La porcelaine est composée de kaolin, feldspath et quartz.
En France, vers 1765 à Saint Yriex sur Per chair, en Haute Vienne, près de Limoges, la femme du  chirurgien Jean-Baptiste  Darnet utilise comme savon, une terre blanche et onctueuse, pour laver son linge. Son mari voulant commercialiser la découverte  fortuite de sa femme, s’adresse à un pharmacien de Bordeaux pour mettre la formule au point. L’apothicaire Villaris identifie la précieuse matière du : kaolin! Au terme d’une rocambolesque aventure il parvient à vendre sa  découverte à la  Manufacture de  Sèvres. Depuis cette date le kaolin est régulièrement extrait des carrières de Saint Yriex sur Perche à tel point que les carrières sont pratiquement épuisées.
Après de longues recherches la Manufacture de Sèvres réussit à mettre au point la formule. En juin 1769, la composition de la pâte dure était enfin établie et la « porcelaine royale » fut présentée au roi lors de l’exposition de Versailles, au mois de décembre de la même année. La fabrication régulière ne fut toutefois organisée à la manufacture qu’à partir de 1772.
En 1771 sous l’impulsion de l’intendant de Turgot, la première manufacture de porcelaine voit le jour en Limousin: la manufacture Grellet frères Massié Fournerat. Les rois soutiennent cette nouvelle forme d’art de la table et octroient des privilèges permettant aux grands artistes de faire fleurir leur art et répandre le prestige de la France.
La première manufacture de porcelaine à Limoges fut établie quelques années plus tard et resta jusqu’en 1794 une annexe de  Sèvres. Puis à la suite de l’impulsion donnée par l’américain Haviland, la fabrication s’est développée à Limoges et à Vierzon. Et c’est grâce à la qualité de la porcelaine de Limoges, et à  ses exportations que Limoges a acquis sa renommée mondiale.

(document emprunté au site "la fleur de blé noir, association multiculturelle"

 

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